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 S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction

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MessageSujet: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Lun 29 Juin - 14:37



Mais s'il était encore temps de s’apitoyer... Non il y avait déjà bien longtemps qu'il avait abandonné l'idée de reconstruire ce fief. Il avait brûlé pour qu'il puisse renaitre de ses cendres et changer de direction. Au final, le fait que tout soit parti en fumée avait rendu le fait de tout abandonner bien plus facile. Mais Dormin restait un grand nostalgique. Les bras chargé d'un imposant bouquet de pavots rouges, il avait pris le chemin de son ancienne demeure... Ce chemin de terre si familier qu'il n'avait jamais eu le droit d'emprunter plus jeune sans dépasser l’imposant portail rouge qui le surplombait à présent. C'était la porte de son domaine détruit... L'ultime rempart qui, jadis le privait de liberté.

    "Et nous y revoilà..."


Il leva les yeux vers l’imposant structure de bois peinte sensé chasser les mauvais esprits. Visiblement il n'avait pas été bien efficace. Le bois avait souffert du temps et la peinture s'écaillait sous les intempéries. Il passa une main griffe sur l'un des portants et eu un bref sursaut alors que son index caressait la surface abimée. Une écharde venait de se planter dans sa chair. Il porta son doigt à ses lèvres et vint cueillir l'épine de bois entre ses dents pour la retirer. Une chance qu'elle n'ai pas été plus en profondeur. Il la cracha par terre et suça son index pour atténuer la douceur et aspirer les saletés hors de la plaie. Il essaya sa main sur un pan de son kimono cendré et passa le portail.

    "It's been 8 years..."


Huit ans déjà... Et pourtant, il n'avait pas avancé. Il se sentait misérable, mais il s'était laissé vivre. Gagnant son pain en exécutant quelques travaux payés, monnayant ses services. Mais jusqu'à présent, il n'avait ni trouvé d'alliés dignes de ce nom, ni maitre assez digne de sa lame. Peut-être était-il trop difficile?

    "..."


Il arriva enfin au bout du petit chemin de terre et des escaliers menant à ce qui était autrement sa maison. Si la structure tenait encore debout, elle était inhabitable en l'état et menaçait de s'écrouler au moindre coup de vent. Le bois était brûlé, d'imposants rochers avaient éventré l'aile gauche et bouchaient l'entrée. Mais ce n'est pas ce qui allait l'arrêter. Le soleil d'été se couchait au loin vers Rosalia et une légère brise vint agiter son imposante crinière rouge et noire.

    "Hey~ I'm home..."


Se faufilant entre deux cloisons par un petit passage ouvert par l'éboulis, il pénétra dans le hall et parcouru les salles qui tenaient encore debout par on ne sait quel miracle, noires comme le charbon, percées de par en par et recouvertes de cendre, de poussière et autres débris. Il n'y avait vraiment rien à voler ni à sauver. Il passa dans ces couloirs chargés d'histoire et fini par entrer dans la chambre qui fut la leur jadis... En entrant, son pied marcha sur l'un des vieux livres laissé là.

    "Huh?..."



Il retira sa patte pour venir le ramasser et épousseta délicatement la couverture de l'ouvrage. Il s'agissait d'un vieux livre relatant les contes et légendes de Johto avec des zarbi sur la couverture. Un sourire attendri se dessina sur ses lèvres alors le glissait dans son sac. Il déposa le gros bouquet de fleurs sur le futon brûlé à côté du sien et s'assit en tailleur en face de ce dernier comme pour saluer une vieille amie.


    "Hi there cutie~... Je suis revenu... Désolé de ne pas venir plus souvent, j'ai parfois un peu de mal à regarder derrière moi... Ne me fusille pas avec ce regard noir, je sais que je suis un sale bon à rien qui vit au jour le jour... J'aimerais avoir d'avantage à t'offrir que ces bouquets de fleurs sauvages tous les ans, comme une sépulture décente... Mais comme tes cendres ont sûrement déjà été éparpillées... Je suis désolé, je parle de sujet qui fâche à peine rentré. Je suis un idiot..."


Il se gratta l'arrière du crâne en ricanant nerveusement, mais il affichait un sourire amical.

    "Haha! Et comme chaque année, j'ai fait chou blanc. Je crois qu'il va falloir que je me rende à l'évidence... Sans toi, je n'avance pas... Seul je n'arriverai pas à trouver les moyens de remettre le cycle en marche. Pourtant... J'aimerais t'offrir ce cadeau... Haha... je ne sais même pas si tu m'entends et je parle comme un nigaud... J'ai l'air fin."
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Lun 29 Juin - 19:07




« Haa ~ »


Akihiro soupira, las. Une année de plus venait de se terminer, et il n'avait toujours pas avancé dans la vie, ni dans son objectif. Il restait au statut de voleur sans avenir. Il aurait bien pu se bouger pour trouver un travail digne de ce nom, mais là, il n'en avait pas l'énergie. Il n'avait rien fait de la journée, et il n'était pas prêt à s'y mettre. Le Renard s'étira et de tout son long et se coucha sur le toit   brûlé d'une demeure morte d'un incendie, passant ses bras sous sa tête pour être plus à l'aise. En fait, il avait bien fait quelque chose de cette journée, pour preuve : il avait trouvé cette maison et avait pris la peine de grimper sur le toit pour pouvoir mieux observer les alentours. Le paysage était enflammé par les rayons du coucher de soleil, baignant le tout d'une lueur orangée. Oui, le crépuscule était définitivement le moment de la journée qu'il préférait. Akihiro aimait le feu, de ce fait, il se sentait attiré par tout ce qui s'y rapportait de prêt ou de loin. Il n'appréciait guère l'odeur du brûlé, qu'il trouvait écœurante, mais sans qu'il ne sache trop comment l'expliquer, il se sentait chez lui. Un bruit de pas le sortit cependant de son moment de solitude. Curieux, Akihiro se leva et dressa le cou pour voir l'intrus.

Il s'agissait d'un Zoroark, à n'en point douter. Sa chevelure était bien assez pour contrer tout argument prétendant le contraire. Il était trop loin pour que le Goupix puisse l'observer dans les détails, cependant, il put apercevoir sans problème que l'inconnu tenait un bouquet de fleurs de taille conséquente dans ses bras. Avait-il un rendez-vous galant dans un lieu aussi délabré ? Franchement, il y avait de meilleurs choix. Akihiro sourit à sa propre réflexion et s'étendit de tout son long sur le bord du toit, croisant ses bras pour pouvoir poser sa tête dessus. Il épia ensuite attentivement les actions du Zoroark depuis sa cachette. Le nouveau venu s'était arrêté au pied du portail devançant la maison et passa une main dessus avant de sursauter pour porter un doigt à sa bouche. Eh ? Une écharde ? Akihiro non plus n'avait pas de chance concernant ce genre de choses. Il laissa un petit rire franchir le bord de ses lèvres, amusé de cette constatation. Ça y est, il aimait déjà bien, ce Zoroark. Ce dernier continua d'ailleurs son chemin jusqu'à la maison, dans laquelle il entra d'une façon ou d'une autre. Akihiro se redressa d'un bond. N'était-ce pas dangereux d'entrer dans de telles ruines ? Et si le toit lui tombait sur la tête ? Enfin, il devait bien avoir une bonne raison pour pénétrer ainsi dans l'habitation sans craindre les risques.

« Qu'est-ce qu'il peut bien faire dans un endroit pareil ? »


Murmura Akihiro tandis qu'un sourire vicieux se formait sur son visage. C'est bon, sa curiosité avait été piquée, il ne pouvait plus faire marche arrière à présent. Le renard se mit à arpenter les bords du toit, penchant dangereusement la tête pour voir le mur, cherchant une ouverture quelconque pour qu'il puisse rentrer sans se faire remarquer. Il repéra alors une fenêtre aux vitres brisées. Parfait, c'était exactement ce qu'il lui fallait. Le plus dur restait d'y accéder sans faire de bruit et sans tomber. Grâce à son agilité, il réussit à le faire sans trop de problèmes et franchit la barrière de verre coupant sans se blesser. Il atterrit alors sans bruit sur le sol calciné, parsemé ça et là de carreaux brisés. Mais ce n'était pas le moment de se relâcher. Akihiro releva la tête et vit que le Zoroark était assis en tailleur à côté d'une paillasse sur laquelle il avait déposé le bouquet. Lorsque le type Ténèbres prit la parole, les poils du renard s'hérissèrent de surprise.

« Hi there cutie ~ ... Je suis revenu ... Désolé de ne pas venir plus souvent, j'ai parfois un peu de mal à regarder derrière moi ... Ne me fusille pas avec ce regard noir, je sais que je suis un sale bon à rien qui vit au jour le jour ... J'aimerais avoir davantage à t'offrir que ces bouquets de fleurs sauvages tous les ans, comme une sépulture décente ... Mais comme tes cendres ont sûrement déjà été éparpillées ... Je suis désolé, je parle de sujet qui fâche à peine rentré. Je suis un idiot ... »


Eh, il avait une belle voix pour un voyous. Akihiro plissa les yeux, incertain. Pourquoi parlait-il à un mort ? Croyait-il que cela allait le faire revenir ? Ou était-ce tout simplement sa manière de faire le deuil ? À moins qu'il n'arrive justement pas à faire le deuil. Dans tous les cas, Akihiro exploita la situation en son avantage en s'approchant du Zoroark sans se faire remarquer. Ce dernier était trop concentré dans son discours pour payer une quelconque attention au bonhomme accroupis à côté de lui. Le Goupix en profita pour étudier le physique de l'autre.

De près, sa masse de cheveux paraissait encore plus impressionnante. Akihiro avait envie de se coucher, de se pelotonner, voire même de se noyer dedans. Était-elle douce ? Le renard se promit de la caresser un jour. Il toisa ensuite les vêtements du fauteur de trouble. Il s'agissait de véritables haillons, même lui se trouvait être mieux vêtu ! Il discerna cependant la présence de motifs et constata la bonne manufacture de l'habit. C'était vraiment un crime d'avoir laissé un tel chef-d'oeuvre s'abîmer de la sorte ! Son regard se posa alors sur le fourreau de katana attaché à sa ceinture. Il n'osa même pas imaginer les dégâts qu'il pouvait causer une fois dégainé. Akihiro examina ensuite réellement l'homme qu'il avait à côté de lui. Il était grand et musclé, son profil harmonieux et des ongles rouges et pointus ornaient ses doigts fins. Le Goupix s'en mordit l'intérieur de la lèvre.
God, il est vraiment beau gosse si on va outre ses habits de clodo !

« Haha ! Et comme chaque année, j'ai fait chou blanc. Je crois qu'il va falloir que je me rende à l'évidence ... Sans toi, je n'avance pas ... Seul je n'arriverai pas à trouver les moyens de remettre le cycle en marche. Pourtant ... J'aimerais t'offrir ce cadeau ... Haha ... je ne sais même pas si tu m'entends et je parle comme un nigaud ... J'ai l'air fin. »


Évidement, son coeur est pris par un mort. Tss, je n'ai vraiment pas de chance, parfois. Enfin, ça vaut toujours le coup d'essayer.
Songea Akihiro tout en cherchant à attraper le regard de l'autre. Le renard accordait beaucoup d'importance aux yeux, et malheureusement, il ne pouvait voir ceux du Zoroark dans la pénombre de la pièce. Il devinait cependant qu'ils devaient être magnifiques. Il adorait le bleu, dans toutes ses teintes. Son yukata était là pour en témoigner. Prenant son courage à deux mains, il inspira profondément avant de se lancer pour montrer sa présence à l'autre :

« Je confirme, on a l'impression d'avoir affaire à un fou. Mais si tu veux, je peux me proposer pour t'aider à avancer. Je ne crains pas la folie. »


Déclara-t-il avec un sourire qu'il voulait rassurant. C'était tout un art de savoir mettre une proie en confiance. Il se souvint alors d'une chose fondamentale : les présentations.

« Ah ! Je suis désolé, j'ai oublié de me présenter. Je suis Akihiro, mais tu peux m'appeler Aki. Et toi, c'est quoi ton p'tit nom ? »


Akihiro sourit en #c37f3b
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Lun 29 Juin - 20:09


Ses oreilles se dressèrent sur sa tête, sortant de sa tignasse rousses à la recherche de l'origine de la voix qui l'avait interpellé. Son sourire, lui, restait sur son visage, imperturbable. Pourtant, quelque chose avait radicalement changé en lui... Un intrus était sur son territoire et se permettait d'interrompre sa communion. Toujours en tailleur, se redressa en fermant les yeux d'où un éclat bleuté s'échappa l'espace d'un instant.

    "Un fou?~ ... Chacun, parce qu'il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c'est-à-dire de sa destinée."


Il en fallait plus pour qu'il se laisse démonter. Déposant son sac à terre, il resta là, assis dans les cendres, le dos bien droit.

    "La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent. Le premier degré de la folie est de se croire sage, et le second est de le proclamer."


Bien entendu, il avait pleinement conscience que ses mots étaient particulièrement orgueilleux. Pourtant, s'il avait voulu juger et paterniser le Goupix, il s'y serait pris autrement. Non, c'était une conversation à laquelle il prenait simplement goût à répondre. Et méditer sur un thème aussi intéressant ne le dérangeait pas.

    "Combien de fois, en voulant paraître sage aux yeux des autres, l'on ne fait que montrer sa folie et son ignorance. Penser contre son temps c'est de l'héroïsme. Mais le dire, c'est de la folie. "


Alors était-il fou ou non? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.~ Après tout ne dit-on pas un grain de sagesse pour trois de folie? L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. La sagesse qu'un sage cherche à communiquer à toujours un air de folie... Et celui qui soutient sa folie par le meurtre, est un fanatique. Encore heureux qu'il méprise ces gens là...

    "Le drame des dictatures, c'est qu'elles donnent toute licence aux malades mentaux, aux mégalomanes, aux méchants, aux malhonnêtes gens d'aller jusqu'au bout de leur folie, de leur mégalomanie, de leur méchanceté, de leur malhonnêteté. Mêle à la sagesse un grain de folie, il est bon quelquefois d'oublier la sagesse. "


Il faisait bien entendu référence aux régents actuels et passé qui avaient certes réussi à faire survivre artificiellement leurs espèces, mais qui, depuis, n'avaient plus vraiment fourni d'efforts allant plus loin. Il restait concentré sur son argumentation, sagement installé sur son futon sans regarder directement le renard.

    "Sans oublier que le monde, même privé de son cycle de vie et régi par des êtes à l'esprit humain, tourne toujours autour de nous... Alors certes, il faut avancer... Sinon on baisse sa garde et on nous portera le coup d'estoc.~"


Soudain, le fourreau du katana passa sous la gorge du jeune intrus et un bras vint entraver ses mouvement. Le visage du Zoroark se pencha sur lui alors qu'il le toisait de son regard bleu électrique, un large sourire aux lèvres.

    "Hello there.~"


Dans la chambre, l'illusion qu'il avait créée avec sa capacité spéciale disparu en en fumée noire aux reflets violets. Être né Zoroark avait pas mal d'avantage malgrés son manque de pratique. Il libéra le goupix en ricanant, amusé et sans geste bruque. De sa main droite, il vint rattacher son sabre à sa ceinture.

    "Huhuhu~ Désolé si je t'ai fait peur, j'étais d'humeur joueuse. Nous pouvons être deux à jouer à ce jeu là, tu vois? Mon nom est Dormin, j'étais le propriétaire des lieux avant et je venais honorer la dernière demeure d'une vieille amie afin qu'elle ne se sente pas oubliée là où elle est. Mais toi... Que fais-tu sur mes terres? Pour m'excuser de t'avoir embusqué, que dirais-tu de me raconter tout ça autour d'un repas?"
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Lun 29 Juin - 21:59




Akihiro dressa les oreilles en voyant celle du Zoroark pointer hors de sa chevelure bordeaux. C'était à la fois mignon et amusant. Comment faisait-il pour entendre correctement lorsqu'il ne les sortait pas ? Le Goupix sourit. Peut-être était-ce pour cela qu'il ne l'avait pas entendu approcher ? Aki' prit cela comme réponse. Le regard noisette du renard goba, avide, l'éclat bleuté qui s'était soustrait des paupières du bel homme avant qu'elles ne se ferment, gravant à jamais au fer rouge sa mémoire. Il avait hâte de pouvoir les contempler tout son saoul. En supposant que cela arrive un jour.

« Un fou ?~ ... Chacun, parce qu'il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c'est-à-dire de sa destinée. »


Akihiro sourit de plus belle. Il ne s'attendait absolument pas à avoir affaire à un Zoroark philosophe. Lui-même n'était pas très doué pour ce genre de choses. Après tout, il ne savait ni lire, ni écrire. Il était plutôt dur de s'instruire et développer son esprit critique dans ces conditions. Bien, il serait intéressant de discuter avec ce grand gaillard. Ce dernier posa son sac à terre tout en gardant le dos bien droit. Akihiro dressa de plus belle les oreilles, les pointant sans pudeur vers le Zoroark, sachant pertinemment que celui-ci allait prendre la parole.

Commença alors une longue tirade, traitant le sujet de la folie d'une manière tout aussi abstraite que la première réponse à la remarque du Goupix. Akihiro en fut rapidement perturbé : il perdit ses repères et sa confiance, et se demanda même s'il avait bien fait de suivre ce Zoroark pour le moins singulier dans cette demeure délabrée. Le renard repéra cependant la référence et la critique adressées aux actuels chefs des différentes villes de la région, et fut totalement en accord avec les termes employés. Il regretta néanmoins le fait que le Gijinka ne lui adressa pas un regard.

Enfin, ce fut le cas jusqu'à ce que celui-ci attrape le fourreau de son katana pour le placer sous la jugulaire sans défenses du Goupix, empêchant tout mouvement de fuite de son bras. Le Zoroark le considéra alors avec mépris, les lèvres étirées dans un sourire peu rassurant et les yeux étincelants. Akihiro plongea alors son regard dans celui bleu électrique de son opposant. Il était ... Hypnotique. Réellement. Si le renard devait mourir de la main d'un être ayant de tels yeux, il ne le regretterait pas.

« Hello there~ »


Akihiro loucha sur le visage amusé et le ricanement du Zoroark lorsque celui-ci le relâcha en douceur, tandis que des volutes de fumées noires aux reflets violets se dispersaient dans la pièce ruinée.

« Huhuhu~ Désolé si je t'ai fait peur, j'étais d'humeur joueuse. Nous pouvons être deux à jouer à ce jeu-là, tu vois ? Mon nom est Dormin, j'étais le propriétaire des lieux avant et je venais honorer la dernière demeure d'une vieille amie afin qu'elle ne se sente pas oubliée là où elle est. Mais toi ... Que fais-tu sur mes terres ? Pour m'excuser de t'avoir embusqué, que dirais-tu de me raconter tout ça autour d'un repas ? »


Akihiro se releva tant bien que mal, encore chamboulé. Il n'était pas dans ses habitudes se perdre contenance ainsi, mais cette illusion avait été une première pour lui. Il épousseta son yukata des cendres et de la poussière pour avoir l'air un minimum présentable et releva la tête vers le Zoroark, souriant en espérant de ne pas avoir déjà perdu la face.

« C'est un très beau nom. La première syllabe est un peu rude avec sa prononciation gutturale, mais la deuxième permet d'adoucir le tout. »


Akihiro avait beau ne pas avoir de culture, cela ne lui empêchait pas de savoir s'exprimer d'une manière correcte, bien qu'étant moins impressionnant que son homologue. Et puis, il n'abandonnerait pas si facilement sa proie. Son sourire s'élargit malgré lui lorsque Dormin évoqua l'idée de discuter autour d'un repas. Son ventre émit un gargouillement comme réponse. Akihiro n'avait pas mangé depuis trois jours, expliquant sans doute son manque d'énergie.

« Avec plaisir ! »


Ronronna-t-il en passant un bras autour des larges épaules du Zoroark dans un geste affectif. Il savoura le contact et la chaleur du corps de Dormin avec trop de plaisir pour que la mimique ne fusse que fraternelle.

« Où mangera-t-on ? Je te raconterai tout là-bas, promis. »


Akihiro sourit en #c37f3b
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Mar 30 Juin - 3:28


    "Je te remercie, il s'agissait du nom d'un dieu entre ombre et lumière qui aurait eu le pouvoir de vie et de mort sur toute chose. Si bien qu'il dû être divisé en 16 avant d'être scellé dans des terres perdus de mémoire d'homme. Du moins c'est ce qui est raconté. Un âtre colossale à cornes. Mais bien entendu, moi je n'en ai pas."


Au moins souriait-il et ne s'était-il pas énervé... Il était bon joueur et il appréciait ça. Il semblait être un garçon intelligent et malin, normal pour un renard si l'on en croit le dicton. Peut-être était-ce parce que leur espèce était proche qu'ils étaient déjà si familiers. Et il semblait d'ailleurs que le garçon était affamé!

    "Très bien!"


Il éclata de rire en entendant le bruit incroyablement mignon de son bedon qui gargouillait. Un sourire attendri s'étira sur ses lèvres. Il adorait cuisiner pour remplir l'estomac d'autrui, c'était un moyen de partager sa bonne humeur.


    "Ici même, j'ai pour habitude de passer la nuit ici."


Il revint s'installer dans sa chambre et l'invita à le suivre. Il récupéra son sac et alluma un feu dans la cuisine pour y faire cuir des oeufs non fécondés pour leur apporter un minimum de protéines et quelques légumes dans un wok récupéré et lavé dans la cuisine.

    "Tu m'excuseras mais je n'ai évidement que des oeufs non viables et des légumes à proposer, comme il n'existe plus de pokémons comestibles hormis nous, les Gijinkas. Donc je suppose que tu es au régime végétalien comme tout le monde. On est pas des cannibales non plus..."


Il tira une chaise en fer noircie par le feu et y posa son popotin pour surveiller la cuisson, posant ses bras sur le dossier, concentré.

    "J'ai entendu dire que des Gijinkas disparaissaient de temps en temps vers la grotte argentée, ces dernières années... Et qu'on retrouvait leurs os blancs et nettoyés quelques jours plus tard... Cela devient inquiétant. Je pensais aller y faire un tour à un moment pour essayer de comprendre ce qui se trame là bas... Comme nous sommes les dernières créatures vivantes, il ne peut s'agir que de l'un d'entre nous..."


Son regard se fit plus sérieux et son sourire s'estompa alors qu'il relatait les faits. Il fit secoué d'un frisson d'effroi.

    "Brrr ça fait froid dans le dos. Quel monstre dénué de compassion peut se repaitre de la chair de ses pairs?"
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Mar 7 Juil - 20:53




Akihiro écouta attentivement l'explication de Dormin à propos de son nom. Il portait donc un nom de dieu ? Quelle classe ! Akihiro, lui, avait un nom comme un autre. Sa seule particularité était le fait que son surnom ait une signification, soit "automne". Par chance, il s'agissait de sa saison préférée. Il ne faisait pas trop chaud, ni trop froid. De plus, il ne connaissait pas la pluie propre à cette saison grâce à son talent Sécheresse. C'est fou comme cette capacité spéciale pouvait être pratique. Enfin, sauf lors des canicules : dans ces moments-là, Akihiro aurait fait n'importe quoi pour pouvoir connaître la sensation que donne une averse.

Le coeur d'Akihiro rata un battement lorsque les gargouillements de son ventre provoquèrent le rire de Dormin et surtout, surtout, son sourire, qui était des plus beaux. Il était discret, délicat même, mais cela suffisait amplement au renard pour qu'il oublie entièrement l'accident de l'illusion. Dormin lui apprit d'ailleurs qu'ils allaient manger dans cette demeure délabrée-même. Akihiro fut soudain beaucoup moins sûr de lui. Cette maison était vraiment dans un état effrayant. Et si cette fois-ci elle leur tombait réellement sur la tête ? Un frisson parcourut le corps du goupil, bien qu'il soit rassuré par la présence virile du Zoroark. Le Goupix suivit ce dernier lorsqu'il changea de pièce, et ils débouchèrent ainsi dans ce qui semblait être une cuisine. Dormin se mit immédiatement au travail : il cassa des œufs et découpa des légumes tandis qu'il s'excusait de ne pas avoir autre chose et supposait Akihiro d'être végétarien.

« Effectivement, je suis végétarien, à mon grand malheur ! Et dire qu'il n'y a de cela que quelques années on pouvait encore goûter à la chair fraîche ! Qu'on se le dise, cela me manque parfois. »


Répondit le rouquin d'une voix pleine de regrets. Il fut cependant coupé dans sa plainte lorsque Dormin s'assit sur une chaise. Akihiro ne put s'empêcher de le reluquer une nouvelle fois, toujours aussi séduit par le physique du Zoroark. Ah ~ Si seulement il était intéressé par les hommes ! Le Goupix soupira tout en écoutant ce que son compère avait à lui dire :

« J'ai entendu dire que des Gijinkas disparaissaient de temps en temps vers la grotte argentée, ces dernières années ... Et qu'on retrouvait leurs os blancs et nettoyés quelques jours plus tard ... Cela devient inquiétant. Je pensais aller y faire un tour à un moment pour essayer de comprendre ce qui se trame là-bas ... Comme nous sommes les dernières créatures vivantes, il ne peut s'agir que de l'un d'entre nous ...  »


La queue du rouquin s'ébouriffa d'un coup à l'idée, tandis que les poils de son corps se hérissaient d’effroi. Y avait-il réellement des cannibales parmi eux ? C'était horrible ! Dormin semblait du même avis, vu sa réaction similaire à a sienne. Il ajouta :

« Brrr ça fait froid dans le dos. Quel monstre dénué de compassion peut se repaître de la chair de ses pairs ? »


Akihiro secoua négativement la tête, abasourdi. Il n'oserait plus jamais s'approcher de la moindre colline ou forêt ou montagne si de tels monstres s'y cachaient. C-Ce n'était comme s'il avait peur, hein ? Enfin si. Le Goupix tenait énormément à sa misérable vie. Il ne voulait pas qu'elle le lui soit arrachée avant qu'il n'ait pu accomplir son objectif.

« Je ne préfère pas y penser, c'est trop affreux. Mais connaissons-nous l'identité de ces pauvres victimes ? J'espère que c'est le cas pour qu'elles puissent être remplacées et que leur espèce n'est pas définitivement éteinte. Est-ce que les dirigeant possèdent une réserve d'ADN ? Cette idée aussi me fait frissonner, bien que cela puisse se révéler pratique dans des cas comme celui-ci. »


Akihiro s'assit en tailleur par terre, en face du Zoroark, ayant au passage une magnifique vue en contre-plongée de son corps. Le rouquin eut soudain l'envie de partager son rêve. Tant pis si l'autre en profiterait pour se moquer, cela lui était bien égal. Personne ne saurait de faire fléchir ou changer d'avis sur sa mission personnelle.

« J-J'aimerais tant que plusieurs membres de la même espèce puisse coexister. Cela réglerait beaucoup de problèmes, dont celui-ci. Et on se sentirait moins seul. En fait, c'est mon objectif de trouver un moyen pour que ça arrive !»


Akihiro sourit en #c37f3b
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Mar 7 Juil - 22:10

    "Les victimes étaient méconnaissables il parait... Mais je suppose que les os seuls ne renseigneront pas autant qu'une analyse plus poussée. Laissons donc ce travail aux artisans du nouveau cycle de la vie."


Le regard bleu électrique du rouquin se fit plus percent alors que son "cousin" lui exposait ses projets d'avenirs. Il le toisa un insistant d'un air à la fois sévère et intrigué avant de porter une main à son propre menton comme pour jouer avec une barbe imaginaire. Voilà qui était particulièrement intéressant. C'est pourtant avec tristesse qu'il devait constater que d'autres personnes souffraient de la même frustration.

    "... Ce n'est pas un rêve dont je me moquerai... A vrai dire, c'est aussi le but que je pourchasse depuis des années..."


Alors qu'il disait ça, ses yeux brillèrent à nouveau et la maison reprit son apparence d'antan.


    "Il y a des années, quand j'étais gamin, j'ai grandi ici. Je partageais ma vie avec mon amie d'enfance, Adrix. Et nous avions plus de livres qu'il en fallait pour satisfaire la curiosité qui convient à de petites têtes blondes ayant beaucoup de temps libres et autant de questions sur le monde qui était le leur."


Deux jeunes enfants passèrent devant eux. L'un était un garçon aux longs cheveux roux et noirs, le regard pétillant de vie et de malice qui courrait après une fille blonde de son âge qui le dépassait de deux bonnes têtes et à la silhouette rondouillarde. Ils se courraient après, riant et criant jusqu'à revenir les bras chargés de livres pour s'installer dans la cuisine et manger un morceau de tarte aux pommes. Si le garçon n'en mangea qu'une part, elle, avait eu le temps d'en gober trois.


    "J'étais le maitre de ces lieux. Un petit seigneur promis à une brillante carrière, un poste influent. Le bras armé du Noctali de cette chère Doublonville!"


Alors qu'ils lisaient ensemble, on appela le garçon au dehors. Ses oreilles se baissèrent et avec un dernier regard désolé, il s'en alla, passant au travers d'Akihiro comme un fantôme pour quitter la cuisine, abandonnant la fillette derrière lui. Cette dernière se gava du reste de la tarte de frustration pour combler le vide qu'il venait de créer en elle. La nuit tomba et les fantômes s'estompèrent...

    "Tsss... Et je n'ai jamais eu mon mot à dire. J'ai été élevé pour ça et peu importait si je devais abandonner tout derrière moi. Mais je me raccrochais à l'idée que, peu importait les difficultés, je pourrais au moins fonder une famille et m'échapper de ce rôle ingrat... "


Dans le couleur, un jeune homme et une jeune femme un peu éméchés tentaient d'atteindre la chambres en chancelant dangereusement. Leurs rires et petits gloussements laissaient présager d'une soirée bien arrosée qui allait se finir de la plus chaudes des façons.

    "La chute n'en fut que plus rude lorsque nous découvrîmes que cela serait impossible. Nous n'avions d'autres choix que jouer nos rôles respectifs comme de gentils pions. Des acteurs qui, siècles après siècles, rejouent la même pièce sans rien changer."


Et quelques instants plus tard, ils revinrent dans la cuisine, frais mais particulièrement déprimés. Le jeune homme, vêtu d'un kimono d'apparat, était sur le départ. Il se penchait sur son amie et voulu embrasser son front lorsqu'elle le repoussa, ivre de désespoir. Le rouquin soupira, meurtri, et tourna les talons pour s'en aller. Peu après, les flammes vinrent dévorer l'illusion qui prit fin, redonnant son aspect misérable à la demeure en ruines.

    "Et lorsque je m'étais fait une raison et que je m'apprêtais à faire mon deuil pour endosser le rôle qui était le miens... This happened. Et tout est parti en fumé. Passé, avenir et les gens qui peuplaient cet endroit... Ce jour là, j'ai tout plaqué pour tenter de trouver le moyen de refaire tourner le monde qui semble s'être arrêté avec la naissance de ces fichus foutus évolis. Après tout, toute cette merde a commencé avec eux, right?"


Il remua le plat dans le wok et décrocha une gourde de cidre à sa ceinture pour la porter à ses lèvres et en boire une grosse gorgée.


    "Et toi, Akihiro... Quelle est ton histoire?"
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   Sam 25 Juil - 10:56




Akihiro se mit sur la défensive en sentant le regard rigide de son interlocuteur lorsqu'il lui exposa ses projets. Allait-il réellement rire, finalement ? La suite le rassura en lui prouvant le contraire. Dormin qui avoua qu'il partageait, lui aussi, le même rêve, comme la plupart des Gijinkas. Ses yeux bleu électrique brillèrent alors de la même manière que lorsqu'il avait lancé sa première illusion, à la différence près qu'à présent il ne referma pas ses paupières par-dessus. Akihiro était tellement concentré sur ceux-ci qu'il ne remarqua pas tout de suite le changement d'atmosphère. Il ne prit la peine de regarder autour de lui que lorsque le Zoroark commença un récit. Le récit de son enfance. Le Goupix fut alors tout ouïe, bien que se détacher du regard de l'autre semblait une tâche relevant de l'impossible. Cependant, hors de question de perdre une chance d'en apprendre davantage sur cet homme éblouissant !

Deux enfants pénétrèrent dans la salle en riant, les bras chargés de livres, avant de déguster une tarte aux pommes. Le regard d'Akihiro s'arracha alors de sa contemplation pour finalement rester coller à la bouille d'ange que possédait Dormin à cet âge. L’angelot passa alors à-travers lui, se dirigeant vers la sortie après avoir été appelé. Le Zoroark lui apprit qu'il avait été promis à un futur des plus glorieux, qui ne l'avait jamais intéressé. Ce qu'Akihiro comprenait parfaitement : sa liberté lui était chère et pour rien au monde il ne l'échangerait, malgré les difficultés que représentait de mener une vie sans attache. Lorsque Dormin parla de fonder une famille, le coeur du goupil se serra, car il savait que cela était impossible en ce monde. De plus, la vision des deux jeunes gens se dirigeant vers le couloir en chancelant sous l'ivresse ne contribua qu'à renforcer cette tristesse, bien qu'il ne pût empêcher une pointe de jalousie étreindre son coeur. Dormin termina finalement son histoire sur une note démoralisante, en même temps que l'illusion se dissipait sur l'image d'un incendie. Il en profita pour insulter les dirigeants de la région, ce à quoi Akihiro acquiesça. Si ces imbéciles n'avaient pas été là, tout irait déjà mieux. Le Zoroark but alors une grosse gorgée du liquide contenu dans une gourde qu'il venait de détacher de sa ceinture avant de demander :

« Et toi, Akihiro ... Quelle est ton histoire ? »

Akihiro s'attendait à cette question. Malheureusement pour Dormin, son histoire était des plus banales en ce monde, et il n'y avait rien de croustillant à se mettre sous la dent. Le Goupix laissa son corps basculer légèrement en arrière, mettant ses mains au sol pour se retenir, et contempla le plafond d'un air neutre. Il prit une grande inspiration avant de lâcher d'une traite :

« Eh. Ma vie est ... Terriblement insignifiante et ordinaire. Je suis né de la mort d'un autre, comme tout le monde, et j'ai toujours vécu seul. J'ai appris à me débrouiller pour survivre. Voilà. Il n'y a vraiment rien d'exceptionnel. Pas de promesses d'un futur glorieux, pas d'amis, pas d'éducation. »


Akihiro détourna ses yeux noisette du plafond pour croiser le regard de givre de son interlocuteur, curieux de voir sa réaction.



HRP:
 


Akihiro sourit en #c37f3b
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MessageSujet: Re: S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction   

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S'obstiner A pleurer sur sa ruine, c'est préparer un mauvais mortier pour la reconstruction
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